Suivre ses ventes sur Amazon

NovelRank est un service qui permet de suivre ses ventes sur Amazon pour les auteurs qui ne disposeraient pas de compte Kindle Direct Publishing (ou qui découvriraient par hasard leurs œuvres numériques sur Amazon) : il suffit d’ajouter le lien Amazon du livre qui vous intéresse pour suivre ses ventes.

Il nous donne également un aperçu du marché français. Ainsi, pour espérer entrer dans le Top 100 des meilleures ventes Kindle, il semble qu’il faille vendre une trentaine d’exemplaires par jour (rythme des Œuvres complètes d’Émile Zola). Si l’on veut atteindre le Top 10, il faudra doubler ce chiffre (voir les chiffres de Fifty Shades of Grey).

Des chiffres à comparer avec la mise au point de Pauline Doudelet en début d’année sur le « fric » dans l’édition numérique.

Xenotext

The two poems are part of a project that Bök calls The Xenotext — an attempt to encode a poem into the genome of a bacterium in such a way as to cause the genome to manufacture a protein that encodes yet another poem, mirroring and referring to the first. In order for this experiment to work, the two sonnets need to be mutually transposable according to a “bijective” substitution-cipher, where each letter is mutually switched for another. So far, only the opening lines of these poems have been published — “any style of life / is prim…” for the first; and “the faery is rosy / of glow…” for the second. Even in these small sections you can see the substitution at work: for example, the letters E and Y are mutually correlated with each other across the two poems, so that wherever the letter E appears in one text, the letter Y appears in the other. In order to write these poems, Bök created a computer program which, when given one of the eight trillion-or-so possible ciphers, produced a list of words that were mutually transposable according to this scheme. In our interview, Bök said that the largest list produced by his program was “about 800” words long, and the list used for his poems was “slightly more than 100.”

Christian Bök Makes his Poetry Come Alive.

Je n’ai pas besoin d’être autorisé pour devenir auteur

L’auto-édition a changé de statut depuis la généralisation de l’usage du web, depuis que la barrière technique à la publication s’est tellement abaissée que Clay Shirky a pu déclarer que le « publishing », aujourd’hui, ce n’était plus un métier, c’était un bouton. À rapprocher lecture/écriture, ce que fait le web, on questionne la fonction de l’éditeur (à la fois « editor » et « publisher »). L’idée de vanité qui reste attachée à l’édition à compte d’auteur à l’ancienne, s’estompe au profit d’un « si je veux, quand je veux » : grâce au web, je peux publier sans demander la permission, je n’ai pas besoin d’être « autorisé » pour devenir auteur.

S’éditer soi-même, financé par la foule ?

Les Serfs au Sénat (suite)

Les auditions de la commission de la Culture du Sénat sont désormais en ligne. On retrouve la position du Droit du Serf :

  • une stratégie défensive, avec le recours à une question prioritaire de constitutionnalité à la parution du décret ;
  • une stratégie offensive, avec la création de l’association indisponible.fr.

On trouvera également le compte-rendu de l’audition du Syndicat national des éditeurs, avec quelques perles suivantes comme

Il convient de défendre nos valeurs dans le monde numérique face à des propositions comme celles d’Amazon qui proposent de payer aux auteurs jusqu’à 70 % de droits, alors que ceux-ci s’établissent aujourd’hui à 25 % du prix net, soit 16 % du prix public et que, si les discussions avec le CPE (conseil permanent des écrivains) ont buté sur la question de la symétrie des droits, nous espérons renouer le dialogue pour trouver un accord en vue de la réunion du CSPLA (conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique) d’octobre. Dans notre système, les éditeurs ont une obligation de rendre des comptes qui conditionne la cession des droits alors que la proposition d’Amazon aux auteurs ne comporte rien de tel et que tout pourrait être arrêté à tout moment. Il s’agirait donc plutôt d’une forme d’autoédition. Ce miroir aux alouettes ne doit pas être confondu avec notre travail de fond qui s’inscrit dans la durée.

ou

Le risque d’hégémonie est réel, Amazon étant aux États-Unis aussi leader non en matière de produits audio ou d’impression à la demande et ayant déjà proposé à nos libraires de diffuser le Kindle. Ils déploient une énergie commerciale considérable pour occuper tout l’espace. Si nous ne sommes pas vigilants, nous serons mangés tout cru ! Internet qui était initialement un espace de liberté a été envahi par la logique marchande, comme en témoigne le caractère commercialisable de données sur Facebook. Notre parade à cela est l’interopérabilité entre les systèmes et le développement d’une offre légale attractive, les ventes de livres numériques devant être multipliées par 12 cette année.

On y apprend aussi que le Conseil permanent des écrivains négocie depuis quatre (4) ans au sujet du contrat numérique.

En vain.

Les Serfs au Sénat

Le compte rendu de l’audition du collectif Droit du Serf devant la commission de la Culture du Sénat est en ligne :

Une vingtaine de sénateurs étaient présents et, dans l’ensemble, très attentifs, bien qu’ils aient auparavant reçu les représentants du SLF (Syndicat de la librairie française), ceux du SNE et ceux de Conseil permanent des écrivains. Cette attention, la nature des questions posées et l’intérêt pour les problèmes que nous avons soulevés nous inclinent à penser que la commission de la Culture prend très à cœur la mission dont elle est investie, même s’il nous est difficile de déterminer quelle est la nature précise de cette mission, sinon de faire des recommandations en vue de la rédaction des décrets d’application de la loi du 1er mars.

Nous avons bien sûr exposé les effets délétères de la loi sur la situation déjà très précaire des auteurs, en précisant quelle est la condition actuelle de sous-prolétariat des auteurs (sans qui la littérature et ses exploitations n’existeraient pourtant pas), la situation régalienne des groupes éditoriaux et le bras de fer auquel les auteurs sont contraints pour faire valoir le droit et l’équité dans un rapport de force qui leur est extrêmement défavorable. Situation dont les sénateurs sont très conscients, à en juger par leurs hochements de tête approbateurs.

Nous avons souligné les aberrations de l’usine à gaz que représente cette loi. Il a notamment été démontré l’inconstitutionnalité du texte, son irrespect de la convention de Berne, sa remise en cause de la Déclaration des droits de l’Homme, son détournement de l’esprit du Code de la propriété intellectuelle par l’intermédiaire d’exceptions réduisant le droit d’auteur à peau de chagrin au bénéfice des acteurs de la commercialisation, ainsi que la dangereuse confusion entre propriété incorporelle et propriété corporelle.

Nous avons clairement signifié que nous poserons une QPC (question prioritaire de constitutionnalité) dès la parution des décrets d’application et que celle-ci avait toutes les chances d’aboutir à l’invalidation de la loi.