L’agonie

Jean Lombard

« Partout la désertion se faisait autour des nouveaux massacres : des cavaliers seulement apparaissaient dans un éloignement de crépuscule, la pique à l’air ou le glaive brandi ; des fumées noires montaient lourdement que le vent très faible avait peine à dissiper. Et ces fumées flottaient, pareilles à des draperies, sur les sept collines, sur le Tibre et sur l’horizon, mangeant peu à peu les bandes vineuses de ce crépuscule sinistre, enveloppant les faîtes des temples, les pointes des colonnes et des obélisques, les terrasses des maisons, les bordures des arcs, les coupoles, les toits, les cirques, les amphithéâtres, les mausolées, dont les ors extérieurs flambèrent un moment pour s’atténuer et disparaître, dévorés par une gueule effroyable de nuit. »