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L'enfance court toujours à vos côtés

(…) L’enfance court toujours à vos côtés, comme un petit chien qui, autrefois, a été un gai compagnon et qu’on doit, maintenant, soigner et panser, à qui on prodigue mille médicaments pour qu’il ne vous meure pas entre les doigts. L’enfance longe les fleuves et elle descend les cols ; pour peu qu’on l’aide un peu, elle échafaude les mensonges les plus extravagants et les plus tortueux. Elle ne protège pas contre la douleur, ni contre l’indignation. Des pensées noires vous traversent comme des chats sournois.

Thomas Bernhard, Gel.

(via La main de singe))